RC Strasbourg Alsace : site officiel du club de foot de STRASBOURG - footeo

Histoire

Débuts du club (1906-1933)

  L'équipe première en 1919

Le Racing Club de Strasbourg voit le jour en 1906 au moment où le football venu d'Angleterre prend son essor à Strasbourg, à l'époque capitale de l'Alsace-Lorraine au sein de l'Empire allemand. Il s'agit d'une équipe créée par les jeunes de l'école de la rue d'Erstein dans le quartier populaire de Neudorf[1]. Ils disputent leur premier match amical à l'automne 1906 contre le FC Germania[1]. Baptisé FC Neudorf à sa fondation, le club est rebaptisé un temps FC Cäsar Neudorf[1]. Équipe scolaire, le FC Neudorf se transforme en club libre en 1909. Cette année-là, le FC Neudorf obtient son affiliation à la ligue de football d'Allemagne du Sud et y débute en bas de l'échelle dans le championnat de Division C[2]. Le club remporte ce championnat en 1912 et accède au deuxième échelon de la Division B[2],[3], qu'il remporte deux ans plus tard[4]. En 1914 toujours, le club s'installe sur le terrain du jardin Haemmerlé, lieu du futur stade de la Meinau[5].

Après la Première Guerre mondiale, le club rejoint les compétitions françaises. La francisation de la région est suivie par le club qui est renommé en 1919 RC Strasbourg-Neudorf puis peu après Racing Club de Strasbourg, en référence au « plus prestigieux club français », le Racing Club de France[5]. Le Racing enlève trois titres de champion d'Alsace en 1923, 1924 et 1927. En 1927 les Strasbourgeois participent également au championnat de France amateur, une compétition éphémère réservée aux champions des ligues régionales et remportée par le Cercle athlétique de Paris[6],[7]. Le Racing participe pour la première fois à la Coupe de France en 1920-1921[8]. Il s'y distingue en 1925-1926 en réalisant l'exploit[9] d'éliminer au stade des trente-deuxièmes de finale le Red Star[10], un des meilleurs clubs français de l'époque.

Professionnalisation du club (1933-1945)

  Le RC Strasbourg (short blanc) s'incline 2-1 en finale de la Coupe de France 1937 contre le FC Sochaux.

Comme bon nombre de clubs de la moitié nord de la France, le RC Strasbourg refuse le professionnalisme à son introduction en 1932[11]. Un an plus tard, le club se prononce à une large majorité pour le passage au professionnalisme[12] et participe ainsi au championnat de Division 2 en 1933-1934. Le Racing accroche la quatrième place de la poule Nord et remporte les barrages de promotion en première division. Pour sa première saison au sein de l'élite en 1934-1935, le Racing est champion d'automne[12] et termine vice-champion à un point du FC Sochaux[12]. Les saisons suivantes sont tout aussi honorables, le Racing finissant successivement 3e, 6e, 5e et 10e d'un championnat à seize clubs. Le club atteint également pour la première fois la finale de la Coupe de France en 1937[13]. Une victoire 3-1 en demi-finale contre le FC Rouen grâce à un triplé d'Oskar Rohr[14] lui permet d'aller défier le FC Sochaux en finale au stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes. Les Sochaliens sont favoris et l'emportent 2-1[15].

Au début de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, les habitants de la ville de Strasbourg sont évacués dans le sud de la France. Le club est ainsi reformé l'espace d'une saison à Périgueux sous statut amateur, et y remporte le titre de champion de Dordogne[16]. En 1940, l'Alsace est annexée au Troisième Reich et le club évolue dans la compétition allemande de la Gauliga Elsass[16] sous le nom germanisé de Rasensportclub Straßburg (« Club des sports sur pelouse »). Durant ces années les derbys contre le rival du Red Star Strasbourg, passé sous le contrôle de la Schutzstaffel (SS) et renommé Sportgemeinschaft der SS, prennent des allures de combat patriotique[17].

Premiers titres nationaux et premières compétitions européennes (1945-1970)

En 1945, le club reprend son nom de Racing Club de Strasbourg et participe à nouveau au championnat de France professionnel. Bien que meurtri par le conflit, le club se classe troisième du championnat 1946-1947 et atteint la finale de la Coupe de France cette même année[18]. Les Strasbourgeois échouent contre le tenant du titre, le Lille OSC. Quatre ans après, le Racing décroche son premier titre national en venant à bout de l'US Valenciennes-Anzin en finale de la Coupe de France 1951 sur le score de 3-0. À leur retour en Alsace, les joueurs sont fêtés par une foule en liesse[19] de 50 000 à 100 000 personnes selon les sources[20].

Entre trois descentes en Division 2 en dix ans, le RC Strasbourg réalise une brillante saison 1954-1955 en D1 grâce notamment au prodige[16]autrichien Ernst Stojaspal, luttant longtemps pour le titre et finissant à la quatrième place. En Division 1 le club se bat à nouveau pour le titre de champion lors de la saison 1964-1965 : deuxième à un point du FC Nantes à quatre journées de la fin, le RCS finit cinquième[21]. La première grande épopée européenne du Racing date de la Coupe des villes de foires 1964-1965. Opposé en 32e de finale au prestigieux Milan AC, le Racing s'impose 2-0 à la Meinau pour ne succomber que par 1-0 au retour à San Siro. Contre le FC Barcelone, le RCS obtient un match nul à la Meinau (0-0) puis se fait rejoindre au score en fin du match au Camp Nou (2-2)[22]. Le match d'appui se solde par un match nul (0-0) au Camp Nou et le Racing se qualifie au tirage au sort. En quart de finale, les Alsaciens s'inclinent nettement contre Manchester United (0-5 puis 0-0 à Old Trafford)[23],[24].

Dans l'édition 1965-1966 de la Coupe des villes de foires, le RCS retrouve le Milan AC. Après une victoire de chaque équipe[25] et un score de 1-1 en match d'appui, les deux clubs sont départagés par un tirage au sort qui est défavorable au RC Strasbourg[26]. Le Racing accède en 1966 pour la quatrième fois à la finale de la Coupe de France. Opposé au tout nouveau champion de France, le FC Nantes, le Racing déjoue les pronostics en emportant son second trophée sur le score de 1-0[27]. L'année suivante en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le club élimine le FC Steaua Bucarest avant de s'incliner contre le Slavia Sofia en huitième de finale.

Heures de gloire puis années de crise (1970-1992)

Le RC Strasbourg fusionne en 1970 avec les Pierrots de Strasbourg, double champions de France amateurs, pour devenir le Racing Pierrots Strasbourg-Meinau (RPSM)[28]. Certains membres des Pierrots, insatisfaits par la fusion, recréent un club amateur[28], alors que le RPSM vit deux descentes en Division 2 en 1971 et 1976. En 1977, le club retrouve son nom de Racing Club de Strasbourg et remporte son premier titre de champion de Division 2[29]. Nouvellement promu en Division 1, le Racing emmené par son nouvel entraîneur Gilbert Gress finit à une étonnante troisième place du championnat 1977-1978 tandis que l'AS Monaco, autre promu, obtient le titre.

  Gilbert Gress, l'entraîneur des champions de France 1979 Article détaillé : Saison 1978-1979 du Racing Club de Strasbourg.

La saison suivante, le Racing prend la tête du championnat après la cinquième journée et s'y maintient malgré la poussée des grands du championnat de l'époque, le FC Nantes et l'AS Saint-Étienne. Lors de la dernière journée de championnat, Les Strasbourgeois n'ont besoin que d'un match nul à l'Olympique lyonnais pour assurer le titre. Le Racing l'emporte 3-0 et devient champion de France 1979, avec une équipe très régionale : en deuxième mi-temps du match de Lyon, le Racing compte dans ses rangs pas moins de sept natifs de l'Alsace, en plus de l'entraîneur.

Le Racing arrive à tenir son rang lors de la saison suivante, finissant à la cinquième place du championnat sans toutefois peser dans la lutte pour la victoire finale. Le titre de 1979 permet au RC Strasbourg de se qualifier pour la Coupe des clubs champions européens 1979-1980. Après avoir éliminé les Norvégiens de l'IK Start (victoires 2-1 et 4-0), le RCS s'incline 1-0 en match aller du deuxième tour sur le terrain du champion de Tchécoslovaquie, le Dukla Prague. Au match retour, Strasbourg s'impose 1-0 lors du temps réglementaire et se qualifie en marquant un deuxième but pendant la prolongation. Opposé au prestigieux club de l'Ajax Amsterdam en quart de finale, le Racing obtient le nul à la Meinau (0-0)[30] avant de perdre au retour (4-0)[31] et de quitter la compétition.

En 1980, de profonds désaccords opposent Gilbert Gress au nouveau président André Bord et la décision est prise de limoger l'entraîneur après la réception du champion en titre, le FC Nantes, le 23 septembre 1980[32]. Durant tout le match des slogans hostiles au président sont lancés et la défaite 2-1 provoque des émeutes inédites à la Meinau : le stade est mis à sac et Gilbert Gress est porté par la foule[33],[34]. Les résultats sportifs se dégradent ensuite peu à peu et le RCS descend en division inférieure en 1986. Après un second titre de champion de France de D2 en 1988, le Racing connaît à nouveau la relégation la saison suivante. Il termine alors trois fois de suite à la deuxième place du championnat et après deux échecs en barrages d'accession, retrouve la Division 1 en 1992 en battant le Stade rennais en barrages 0-0 puis 4-1 à domicile devant près de 40 000 spectateurs[35].

Victoires en coupes et participations régulières en coupes d'Europe (1992-2007))

  Aleksandr Mostovoï dirige le jeu du RCS de 1994 à 1996.

À l'été 1994, l'effectif comprenant les futurs internationaux Frank Lebœuf et Marc Keller est renforcé par les arrivées notamment de Franck Sauzée, d'Alexander Vencel et d'Aleksandr Mostovoï surnommé le tsar[36]. Le Racing atteint cette saison-là la finale de la Coupe de France 1995, où Paul Le Guen donne la victoire au Paris Saint-Germain 1-0[37]. Au début de la saison 1995-1996, le Racing remporte la Coupe Intertoto et se qualifie ainsi pour la Coupe UEFA. L'aventure s'achève en seizième de finale face à l'AC Milan de Paolo Maldini, George Weah et Roberto Baggio après deux défaites 1-0 et 2-1. En mai 1996, Frank Lebœuf fait ses adieux à la Meinau après six ans à Strasbourg. Lors de la saison 1996-1997, le Racing remporte son premier titre national depuis 1979 en ramenant à Strasbourg la Coupe de la Ligue après une victoire face aux Girondins de Bordeaux aux tirs au but[35].

En 1997, la municipalité de Strasbourg cède les 49 % qu'elle détient dans le capital du club au groupe de management sportif International Management Group (IMG) et Patrick Proisy devient le nouveau président du club[38]. Lors de la première saison 1997-1998, le RC Strasbourg réalise un beau parcours en Coupe UEFA, avec des qualifications face aux Glasgow Rangers et au Liverpool Football Club[39],[40]. En huitième de finale, le Racing bat 2-0 l'Inter Milan de Ronaldo et Youri Djorkaeff au stade de la Meinau mais est éliminé de la compétition après une défaite 3-0 au match retour. En 2001 et après deux saisons moyennes en championnat, les Strasbourgeois parviennent à remporter la Coupe de France[41] mais descendent en Division 2. Les relations entre le propriétaire du club et les supporters sont de plus en plus compliquées[38] et le club doit renoncer un temps à l'appellation « Racing club de Strasbourg » à la suite d'un conflit avec le Racing omnisports, titulaire du numéro d'accréditation de la fédération[42]. Après une remontée en Division 1 en 2002, IMG clôt l'aventure strasbourgeoise et revend le club à des investisseurs locaux en 2003[43],[44].

Sous la direction de Jacky Duguépéroux et du trio offensif Alexander Farnerud - Mamadou Niang - Mickaël Pagis, le club remporte un nouveau titre avec la Coupe de la Ligue 2005 en battant en finale le Stade Malherbe de Caen[45]. Après le départ de Niang à l'été 2005, l'équipe évolue toute la saison en zone de relégation et descend en deuxième division[46]. Paradoxalement, le Racing effectue un bon parcours en Coupe UEFA et se hisse jusqu’en huitièmes de finale après avoir terminé premier en phase de groupe avec notamment un match nul 1-1 sur le terrain de l'AS Rome. Le Racing parvient à obtenir une remontée immédiate dès la saison suivante.

Chute sportive et retour au statut amateur (depuis 2007))

  Réception des joueurs et dirigeants à l'hôtel de ville, le 3 juin 2013, après la remontée en National

Lors de la saison 2007-2008 de Ligue 1 les résultats du club sont encourageants avec une place en milieu de classement aux deux tiers du championnat. Mais une succession de onze défaites le condamnent à un retour en Ligue 2[47]. En L2, le RCS est en tête du championnat une bonne partie de la saison et deuxième à une journée de la fin, mais il termine quatrième après une dernière défaite sur le terrain du Montpellier HSC, manquant pour un point l'objectif de remontée immédiate. La saison 2009-2010 est marquée par une instabilité extra-sportive matérialisée par des changements de présidents et d'entraîneurs. Les performances sportives sont médiocres et l'équipe descend en championnat National, soit en troisième division[48], échappant à une relégation administrative supplémentaire pour raisons financières[49].

En National, la saison 2010-2011 commence de manière catastrophique : le club, mal préparé, est relégable après cinq journées. Le Racing se reprend après ce « départ poussif »[50] mais, malgré une « improbable remontée »[50], échoue finalement au pied du podium et d'une promotion dans le championnat supérieur. Parallèlement, les problèmes extra-sportifs s'accumulent à l'été 2011. Le Racing est d'abord relégué administrativement pour raisons financières en CFA, championnat de quatrième niveau, et perd ainsi son statut professionnel. Le club est ensuite placé en redressement judiciaire par le Tribunal de grande instance de Strasbourg et la liquidation est prononcée le 22 août 2011[51]. Le règlement sportif prévoit une relégation supplémentaire en cas de liquidation en fin de saison, ce qui conduit le club à demander volontairement sa rétrogradation immédiate pour participer au championnat de CFA 2 2011-2012[52], demande acceptée par la fédération[53].

Inscrite dans le groupe C de CFA 2 pour la saison 2011-2012, l'équipe obtient sa promotion en CFA dès la première saison. L'affluence au cours de la saison a été de 6 412 spectateurs en moyenne, dont un record à 10 880 spectateurs contre Schiltigheim[54]. Se trouvant dans une position financière délicate, le club est racheté par un groupe d'investisseurs mené par Marc Keller (dont font partie Sébastien Loeb, Thierry Herrmann, Egon Gindorf et Ivan Hasek), pour un euro symbolique[55].

Au début de la saison 2012-2013, le club change de nom et devient le Racing Club de Strasbourg Alsace[56]. Le club gagne 2-3 le dernier match de la saison contre l'Union sportive raonnaise, leader du championnat depuis la 20e journée[57]. À égalité de points, mais suivant la règle du goal-average particulier[note 2], le Racing remporte donc le titre en ayant été premier uniquement pendant les 48 dernières minutes de la saison[58]. Ainsi le RCSA effectue sa deuxième montée consécutive et accède au National, où il ne parvient pas à se maintenir[59] sportivement, mais sera finalement repêché in extremis[60]. La saison suivante, l'équipe, dont Jacky Duguépéroux a repris la tête en mars 2014, manque l'accession en Ligue 2 à un point, malgré sa victoire lors du dernier match contre l'US Colomiers[61].

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  Club Pts J G N P Bp Bc Diff.
1 RC Strasbourg Alsace 59 34 17 8 9 56 43 +13
2 Stade Brestois 29 59 34 17 8 9 48 37 +11
3 Nîmes Olympique 55 34 14 13 7 50 35 +15
4 RC Lens 55 33 15 10 8 49 37 +12
5 Amiens SC 54 34 15 9 10 47 35 +12
6 ESTAC Troyes 54 34 15 9 10 50 39 +11
7 Stade de Reims 52 34 13 13 8 38 33 +5
8 Gazélec FC Ajaccio 48 34 12 12 10 44 40 +4
9 Chamois Niortais 47 34 12 11 11 42 49 -7
10 Havre AC 44 33 11 11 11 30 28 +2
11 Valenciennes FC 43 34 10 13 11 44 42 +2
12 Clermont Foot 42 34 10 12 12 41 40 +1
13 FC Sochaux-Montbéliard 42 34 10 12 12 33 37 -4
14 AC Ajaccio 42 34 11 9 14 41 51 -10
15 FBBP 01 41 34 10 11 13 44 51 -7
16 Tours FC 37 34 8 13 13 47 52 -5
17 AJ Auxerre 36 34 9 9 16 24 37 -13
18 Red Star FC 34 34 8 10 16 35 50 -15
19 US Orléans 31 34 9 8 17 32 48 -16
20 Stade Lavallois 30 34 5 15 14 31 42 -11

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